La vie est une catin,
Pour un quintal de merde,
Elle vendrait sa mère,
Elle embrasserait sa mort.
On la paie à coups de queue dans les dents,
A coups de sang dans les tripes,
A chaudes larmes dans sa gueule.
On la consomme comme une chienne.
Elle se consume comme une reine.
La vie est une catin,
Au vagin meurtrit, blessé et corrompu,
A l'instinct faiblard et au courage de nerfs.
On lui pisse sur le torse, on la prend par la taille.
On la retourne réugné, et on l'encule sans pitié.
On lui crève les yeux pour lui voler ses rêves.
On lui crache dessus pour la violer sans trêve.
Elle est détruite, on se relève, on prend la fuite.